Le Marais Vernier:

Observatoire.

Plus qu’une tourbière, le marais Vernier est une mémoire historique régionale, ou la vie de l’Homme est mélangée à celle de la nature.

Le nom de Marais Vernier pourrait être issu de "Verne" désignant l'aulne, arbre adapté aux sols humides. Il désigne l'ensemble de cette vaste cuvette orientée au nord. La forme circulaire, la topographie composée de coteaux, de basses terres inondables et de terrasses d'alluvions, la disposition périphérique de l'habitat… sont caractéristiques d'un méandre de la Seine " abandonné " par les modifications du cours du fleuve, il y a près d'un million d'années.

Vaste espace d'environ 4500 hectares, le Marais Vernier présente un paysage très caractéristique.

 

Les bois situés sur les coteaux protègent de l'érosion les vergers et les habitations qui se cantonnent au pied de la pente. La route marque le début des courtils, ces longues parcelles laniérées entourées de fossés et bordées d'arbres têtards qui résultent d'une longue évolution depuis le Moyen-âge, à la fois par la division, au fil des successions de parcelles plus larges et par l'allongement progressif de ces parcelles vers le centre du marais, au détriment des pâtures communales. Autrefois, essentiellement dévolus à la culture maraîchères dans les parties les plus proches de l'habitat.

Ils se poursuivent fréquemment par des parcelles étroites destinées aux pâturages, à la coupe du foin ou aux rosières.

On peut y observer D rotondifolia mais pas en très grande quantité compte-tenu de la taille de cette zone, et peut-être P lusitanica que je n’ai par ailleurs jamais retrouvé

Une station de fougères, Osmondes royales d’1,20 m de hauteur est également présente...